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Encore des bêtises sur la construction de la Grande Pyramide de Khéops

Des poteries en trachyandésite, qui auraient été coulées d'après Krasniqi.

Un certain Fehmi Krasniqi, spécialiste en images de synthèse, a publié le 4 décembre 2019 une vidéo sur YouTube qui prétend dévoiler les secrets de la fabrication de la Grande Pyramide de Khéops. Comme elle dure 3 heures et 35 minutes, je ne l’ai pas regardée. J’ai cependant vu qu’il était question dans les commentaires de la fonte du granite et j’ai cherché ce passage. Je démontre ici pourquoi cette théorie est absurde. Je ne m’attaquerai pas aux arguments archéologiques car je n’ai aucune compétence en la matière. La géologie, plus exactement la pétrologie (l’étude des roches), est en revanche mon domaine.

Krasniqi affirme que les Égyptiens ont fabriqué des lentilles géantes qui concentraient les rayons du Soleil et permettaient d’atteindre une température de 2 000 °C afin de fondre des roches. Ils obtenaient un magma qui était coulé dans un moule, comme ceci :

De cette manière, ils pouvaient obtenir des pierres de toutes les formes qu’ils voulaient et même couler des statues.

D’abord, on se demande pourquoi cette technique, qui utilise une source d’énergie gratuite (le Soleil), n’est pas utilisée aujourd’hui dans le BTP. Peut-être parce qu’il est très difficile, voire impossible, de fabriquer une lentille de plusieurs mètres de diamètre. Pour concentrer la lumière, on utilise des miroirs. Avec eux, on fait aussi bien des fours solaires que des télescopes.

Le four solaire d’Odeillo en France permet d’atteindre des températures dépassant les 3500 °C, plus que suffisantes pour faire fondre une roche, mais le dispositif est autrement plus grand que les lentilles de Krasniqi. La photo ne montre pas les miroirs qui collectent les rayons du Soleil sur la pente à droite. On en voit juste deux.

La fusion d’une roche

Cependant, la fusion d’une roche ne s’effectue pas d’une manière simple. Il faudrait la chauffer dans une sorte de haut fourneau jusqu’à l’obtention d’un liquide qui puisse être coulé. La pétrologie et la métallurgie ont des points communs. Une roche ne fond pas d’un seul coup. Elle commence par se ramollir parce qu’une phase liquide apparaît entre les cristaux. Avec le dispositif décrit par Krasniqi, les roches deviendraient d’abord une pâte qui se déformerait comme du dentifrice. Elle serait composée d’une « bouillie » de liquide et de cristaux, qu’il serait impossible de mouler correctement. C’est pourquoi il faudrait la conserver dans le haut fourneau jusqu’à la fusion de presque tous les cristaux et l’obtention d’un fluide de faible viscosité. Une autre possibilité est d’y ajouter de l’eau puisqu’elle fait baisser la viscosité des magmas.

En laboratoire, on n’utilise pas de haut fourneau mais des autoclaves, qui permettent de faire fondre des roches sous différentes pressions et éventuellement en présence de vapeur d’eau. Les géologues savent donc très bien comment les roches fondent et comment le magma obtenu se solidifie. Dans un diagramme de phase pression-température, il existe deux courbes appelées le solidus et le liquidus, entre lesquelles le liquide et les cristaux coexistent. Une roche dont la température augmente commence à fondre quand elle atteint le solidus. Elle devient totalement liquide quand elle franchit le liquidus.

Voici le diagramme de phase d’une péridotite, roche du manteau supérieur de la Terre composée d’olivine et de pyroxènes dont la fusion est à l’origine de presque tous les magmas. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir :

A pression ambiante, la roche commence à fondre vers 1200 °C. Elle devient totalement liquide vers 1800 °C. Ces températures augmentent avec la pression et donc avec la profondeur. Cependant, la présence d’eau abaisse le solidus, surtout vers des pressions de 2,5 GPa, qui correspondent à des profondeurs d’environ 80 km. Autrement dit, l’eau aide la péridotite à fondre. Ce solidus est dit « hydraté ».

Coulée de lave basaltique.
Coulée de lave pahoehoe au Kilauea le 3 mai 2003. Elle est basaltique et peu visqueuse. USGS, domaine public.

Voici maintenant le diagramme de phase d’un granite, où seul le solidus a été représenté :

Les géothermes de deux croûtes continentales (CC) ont été représentés. Dans une croûte épaissie, sous des montagnes, le géotherme C2 croise le solidus, ce qui signifie que le granite peut être partiellement fondu.

A pression ambiante, le granite commence à fondre vers 1000 °C. La température de fusion diminue quand la pression augmente. Ce comportement étrange s’explique par la présence d’eau. Le granite est une roche hydratée. L’eau est contenue dans certains minéraux comme la biotite (mica noir). Elle est libérée lors de la fusion sous forme de bulles de vapeur d’eau dans le magma.

Le problème de la viscosité du magma

On voit bien que la fusion d’un granite est complexe. Le début de la fusion donne un mélange pâteux de liquide et de cristaux. Il y a un autre problème que Fehmi Krasniqi ignore totalement : celui de la viscosité d’un magma (cliquez sur ce lien pour lire un article détaillé sur ce sujet). Un liquide n’est pas forcément capable de couler. S’il est trop visqueux, on ne peut pas le mouler.

Les magmas basaltiques comprennent entre 45 et 52 % de silice. Les magmas granitiques ont plus de 63 % de silice, ce qui les rend plus visqueux que les magmas basaltiques. Il est impossible de faire couler un magma granitique sans le chauffer à des températures très supérieures à son point de fusion à pression ambiante. Certains volcans émettent des laves « acides » (riches en silice), mais elles ne s’écoulent pas. Elles forment par exemple des dômes. Comme ces magmas sont chargés en gaz, leurs émissions sont souvent précédés d’explosions. Ainsi, après avoir dévasté la ville de Saint-Pierre le 8 mai 1902, la montagne Pelée a émis une aiguille de dacite. Elle a été observée en mars 1903 et s’élevait jusqu’à 1 566 mètres d’altitude. Elle s’est éboulée par la suite.

Ces deux diagrammes montrent la viscosité de magmas basaltique, andésitique (teneur en silice comprise entre 52 et 63 %) et rhyolitique (teneur supérieure à 63 % comme dans le granite). L’échelle est logarithmique. Le chiffre du haut est donc 10 exposant 15 poises. Dans le diagramme de gauche, les magmas sont secs. Dans celui de droite, on ajoute de l’eau, ce qui diminue leur viscosité. Le minimum obtenu pour la rhyolite à 800 °C n’est toutefois que de 10 000 poises.

On peut ainsi douter que le Égyptiens aient pu couler du magma granitique pour en faire des blocs parallélépipédiques ou même des statues.

Aiguille de dacite de la Montagne Pelée.

Aiguille de dacite de la montagne Pelée. On ne le dirait pas, mais c’est de la lave !

Le refroidissement rapide d’un magma donne une roche vitreuse

Les granites proviennent tous de magmas solidifiés dans les profondeurs de la croûte terrestre. On sait fondre des roches et obtenir des magmas de composition granitique, mais il faut les maintenir dans des conditions de température et de pression élevées pour qu’ils deviennent un granite lors de leur refroidissement. Cette roche est composée de cristaux appelés des grains, qui sont visibles à l’œil nu. Elle est dite grenue. La texture est pegmatitique si les cristaux ont plus d’un centimètre de long, grossière s’ils dépassent les 3 mm, aplitique s’ils ne sont pas visibles à l’œil nu.

Ces cristaux ont besoin de temps pour croître. D’après les expériences de laboratoire qui ont été menées, avec une composition du magma dite haplogranitique (albite, orthose, quartz et eau), une pression de 0,3 GPa et des températures comprises entre 400 et 900 °C, les cristaux blancs ont une vitesse de croissance variant entre 1 mètre par an et 0,03 millimètre par an. C’est très peu !

Quand il est soumis à des température plus basses, un magma granitique ne produit pas de cristaux ou acquiert une texture aplitique. Dans le premier cas, il devient un solide amorphe : un verre. Voilà pourquoi on peut affirmer que les granites des monuments égyptiens, dont la texture est plutôt grossière, ne résultent pas du refroidissement d’un magma à l’air libre. La nature produit de telles roches : ce sont les obsidiennes. Elle doivent leur texture à leur très fort taux de surfusion (différence de température par rapport au liquidus) et leur richesse en silice, qui entrave la formation de germes de cristaux.

À la rigueur, la fusion d’un granite pourrait être partielle, c’est-à-dire que des cristaux de la roche initiale subsisteraient et se retrouveraient dans la roche finale, mais celle-ci comporterait forcément une matrice vitreuse. Plus la fusion serait partielle et plus le magma serait visqueux. Il serait impossible de faire des moulages.

Krasniqi va plus loin en affirmant que les Égyptiens ont également fondu du quartz, du schiste, de la diorite, du gneiss et de la grauwacke. Il montre qu’il n’a pas la moindre connaissance en pétrologie. La diorite est une roche magmatique. Elle résulte donc bien du refroidissement d’un magma, mais elle est grenue comme le granite. Le quartz est un minéral ; ce n’est pas une roche. Peut-être Krasniqi aurait-il dû parler de la quartzite. La grauwacke est une roche sédimentaire. C’était une variété de grès et elle ne se forme pas par refroidissement d’un magma. Un minéral argileux, la chlorite, lui donne une teinte verte que les Égyptiens appréciaient. Les schistes et les gneiss sont des roches métamorphiques. Elles résultent de la transformation à haute pressions et températures de roches magmatiques ou sédimentaires.

Enfin, Krasniqi utilise des expressions dénuées de sens. Il parle par exemple de la grauwacke Mohs 8, ce qui ne veut rien dire. L’échelle de dureté de Mohs est utilisée pour les minéraux et n’a pas de sens pour les roches, sauf si elles sont constituées d’un seul minéral : sel gemme, calcaire ou marbre.

L’expérience de fusion du granite par Fehmi Krasniqi

En janvier 2020, Krasniqi a présenté une expérience durant laquelle il a réalisé la fusion partielle d’un granite rose. Cette roche doit sa couleur aux cristaux de feldspath potassique. La roche qu’il a obtenue était, de propre aveu, vitrifiée. Il a ainsi observé ce que tout géologue sait : la fusion d’un granite ne redonne pas un granite. Il a expliqué son échec par le fait que la roche n’avait pas réellement fondu, qu’elle n’était pas devenue une lave. En réalité, il a réalisé une fusion partielle, donnant à la roche une consistance pâteuse comme expliqué ci-dessus. Ce mélange de cristaux et de liquide était bel et bien une lave, mais toutes les laves ne sont pas capables de couler.

En augmentant la température de plusieurs centaines de degrés, Krasniqi aurait pu augmenter le taux de fusion et diminuer la viscosité de cette lave, mais le résultat aurait été une roche encore plus vitreuse. Les lois de la nature n’obéissent pas à la volonté de cet homme.

Cette vidéo a été produite par la chaîne YouTube Gollum Illuminati

Réfutation de la théorie de Joseph Davidovits, selon laquelle les pierres en calcaire des pyramides seraient synthétiques.

22 Comments

  1. XIII

    Merci, n’étant pas spécialiste et ayant vu le film, j’avais pas mal de doute sur la thèse de ce “chercheur de véritude”. Je n’avais pas le bagage géologique mais je sentais bien qu’un truc clochait et en effet, j’avais souvenir de croissance lente des cristaux dans le granite mais je n’avais pas encore trouvé de source facilement accessible sur internet.

  2. Schacace

    Vous ne parlez pas d’Antoine Lavoisier ?

    Celui ci est pourtant parvenu avec un dispositif bien plus simple à faire fondre du platine( 1750 degrés. ) Cela en 1774 !

    Le granite a une température de fusion comprise entre 900 et 1200 degrés

    je dis pas qu’ils ont fait comme ça, mais arrêtez de prétendre que c’est impossible 🙂

  3. Admin

    A Schacace :
    Je ne dis pas qu’il n’est pas possible de faire fondre une roche, mais que la viscosité du magma pose problème.
    J’affirme surtout qu’il est impossible d’obtenir un granite comme ceux de la Grande Pyramide de Khéops par refroidissement d’un magma dans un moule. Les roches plutoniques se forment par solidification très lente de poches de magmas dans la croûte continentale. La croissance des cristaux est extrêmement lente. Cela peut prendre des millénaires.
    Et ce n’est certainement pas comme ça qu’on obtient des roches sédimentaires (grauwacke) et métamorphiques (schistes, gneiss).

  4. Deshayes

    Pour quelqu’un qui ne connait pas l’alchimie il lui est inconcevable d’obtenir un liquide transparent du métal.

    Et pourtant voyez ce que Patrick Burensteinas, un des 10 Alchimistes par siècle vous démontre qu’il l’a fait !

    Vous dépensez trop d’énergie dans votre tentative de ridiculiser la technique de la pierre moulée.

    Vous croyez qu’aujourd’hui cette technique n’est pas utilisée ?
    C’est que vous n’êtes pas du tout dans les Connaissances de la construction comme les architectes, les génies civilistes et les Compagnons du devoir.

    Par contre il est des connaissance cachée et qui ont été transmises oralement, voir par des dessins ou des gravures comme pour la transmission de la méthode pour réaliser le Grand Œuvre de la Pierre Phylosophale.

    Je vous informe que l”art de l’Alchimie vient des kemites.

    Bref, vous préférez être dans le déni ce qui vous réduit à disparaître.

  5. luc

    Davidovits affirme avoir retrouvé de la matière organique dans un échantillon de granite de puma punku. Il en conclu que c’est obligatoirement de la pierre moulée. Quen pensez vous ? Merci

  6. ya une bonne différence entre des miroire et une loupe surtout une super loupe et avec un soleil hyper rayonnent quoi que pas de preuve, mais si on trouve une de ces loupe un jour enfui quel que part en egypte ou autre part prés de d autre pyramide construite ailleurs bin ont verra mais sa reste plausible

  7. Olivier B

    Bonjour.
    Merci pour votre article. Ça tombe bien de voir un géologue qui s’intéresse au sujet. Sans parler du film K pyramide 2019, que pensez vous de Davidovits et de son institut geopolymere ? Cela pourrait être une bonne explication ces fabrications de l’énorme volume de pierre ressemblant à du calcaire. Nettement plus facile à coffrer à froid qu’à monter et tailler. Par contre les français ont trouvé en 2013 un papyrus journal de bord d’un capitaine important le calcaire blanc du parement de la pyramide. Donc ça ne va pas pas dans le bon sens. Pour le moulage du granite je me demande depuis plusieurs années s’il est possible de faire comme suit. Je pars de la connaissance des séries de crystallization de Bowen en geol. Finalement le quartz est le dernier mineral à crystalliser en se refroidissant. Donc serait il possible de mélanger des graviers de phenocristaux de la composition d’un granite avec du quartz fondu pour les mélanger ensemble et immédiatement couler et refroidir pour mouler un objet qui aie l’apparence d’un granit. Je suis bien conscient comme vous qu’il est impossible de réformer des phenocristaux de façon simple à partir d’une roche totalement fondue. Je ne peux m’empêcher de trouver que sur les photos des vases les énormes cristaux sont disposés de façon tout à fait étrange par rapport à la nature ce qui m’a fait penser à ma méthode de reconstitution d’un granite par l’utilisation d’un liant fondu. Cordialement

  8. Admin

    A Luc :
    Je dois voir cet échantillon de granite pour me prononcer. Je suis en train d’écrire un article sur la théorie des pierres moulées sur le plateau de Gizeh.

  9. Admin

    A Olivier B :
    Bonjour. Il n’est pas possible de reconstituer un granite de cette manière. L’examen de la roche au microscope polarisant révélerait immédiatement que les cristaux sont plongés dans une matrice vitreuse. Un granite est toujours entièrement cristallisé. Il n’y a pas de verre. Cordialement.

  10. @Admin,
    1-J’ai lu que certaines plaques de granites avaient été mélangées à du magma volcanique donc ont été fondues et ont coulé dans la lave donnant une pierre qui est appelée Rhyolite, qui rappelle bien évidemment le granite mais qui est marron-rose dans la masse (on en voit en pierres tombales!)
    2-En supposant que la loupe de K2019 donne la température voulue dans un creusé, son diamètre de 5 m donne une puissance solaire moyenne de l’ordre de 10 KW, pas de quoi faire fondre plus de quelques dizaines de KG de granite par jour, pas de quoi couler une poutre de 65 t dans la journée!
    3-Sans prendre parti sur la capacité des bâtisseurs des pyramides à faire du géo-polymère, une chose est certaine, il n’y a jamais eu sur le plateau de gizeh, de gisement de calcaire à nummulite ni de calcaire de Turah sous forme pulvérulente qu’il suffisait de gratter pour l’extraire, ça peut se vérifier tous les jours.
    4->En conséquence pour obtenir la matière première, ils auraient dû d’abord concasser la roche avant de la reconstituer (difficile de faire plus connement), ce qui coûte en énergie de l’ordre de 10 KWH / M3, alors qu’élever une pierre de 1 M3 (2.4 t) à 40 m de hauteur ne consomme que 0.25 KWH. La messe est dite.

  11. Line

    Comment crée des pyramides sous marines avec la technique de Davidovich ? On en trouve même au pôle Nord dans des zones ou les composants ne sont pas du tout favorable à la constitution de ce béton.

  12. Admin

    Il n’existe pas de pyramide au pôle Nord. Ne cherchez pas vos informations dans des sites non fiables.

  13. Admin

    Je me demande où ils ont trouvé du magma. Il n’y a aucun volcan actif en Egypte. Pour en trouver, il faut aller en Ethiopie.

  14. N2NH2O

    Vous êtes très fort!
    Vous commenté un documentaire que vous n’ avez même pas pris la peine de regarder en entier !

  15. guppy88

    Le granite fond très bien avec une simple lentille de Fresnel en plastique.
    Il se crée une petite cupule qui commence devient pâteuse avant de se liquéfier en partie.
    En revanche au refroidissement cela ne ressemble plus du tout à du granite. La surface est plutôt vitreuse foncée. Et vu la faible quantité qui est fondue il n’y a aucun rayonnement on peut rester à coté sans problème.
    Par contre j’ai appris au lycée technique (il y a de cela bien longtemps) que le granit était un eutectique qui fond et se solidifie à température constante comme un corps pur bien que cela soit un mélange.

  16. preudhomme matthieu

    Admin, s’il vous plaît ne dites pas aux gens quoi lire ni où, les gens ont envie de savoir et la majorité est très loin de se satisfaire avec ce qui est raconté dans les livres d’histoire à ce sujet. L’imperméabilité des instituts, leur refus de dialoguer, leur explication douteuses poussent les gens à chercher par eux même, et nous trouverons, vous en plaise ou non. Les connaissances poussées des Anciens sur les mathématiques l’astrologie, l’architecture, et la philosophie sont évidentes. Comparez leur héritage à celui de notre civilisation, cela se passe de commentaires. Bien à vous

  17. Admin

    A preudhomme matthieu :
    Je ne nie pas du tout que les Anciens étaient des gens très habiles. J’explique que la théorie des granites fondus est fausse.

  18. Vincent B

    Quel plaisir de voir quelqu’un de compétent prendre le temps de dézinguer les stupineptidioties qui fleurissent sur le net. N’importe qui s’improvise sachant en foulant aux pieds les notions de base et la cohorte de neuneus applaudit en braillant qu'”enfin quelqu’un ose rompre le silence”. Il faut 10 fois plus de temps pour argumenter la vérité que pour asséner des conneries invérifiables. Lire certains commentaires supra est édifiant à ce sujet.

  19. Aristide Clairembart

    La science n’est science que quand elle peut être démontrée concrétement; sinon ce n’est qu’une théorie.

  20. Admin

    @Aristide Clairembart, en science, on fait justement des démonstrations, ainsi que des observations et des expérimentations.

  21. Gensy

    Merci

    Pour ces informations scientifique et comportant donc des donnée expérimental.

    Alors que pour le géo polymère de type calcaire, l’expérimentation ayant réussi me semble acceptable au vue des données du moment. Autant le granite chauffé pas une lentille me semblait non recevable d’autant plus affirmé sans expérimentation pour l’instant. Ceci m’amène à la question suivante, est-il possible de liquéfier du granite en présence d’acide ou de de bases ou tout autre solvant puis de le solidifier en neutralisant la substance ayant servi à le liquéfier ou par évaporation du solvant. Biensur en faisant abstraction de la dangerosité pour l’organisme manipulant ses produits.

    Merci beaucoup de partager tes compétences. Les miennes sont dans le domaine biologique

  22. Admin

    @Gensy. L’examen au microscope polarisant et à d’autres instruments des minéraux du granite montre que ce sont des vrais cristaux, qui se sont formés par refroidissement très lent d’un magma. C’est démontré.
    Par ailleurs, on sait de quelle région les blocs de granite sont venus. On sait aussi que les Égyptiens étaient capables de transporter de gros blocs par bateau.

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